JE REVIENSTu reviens. Avais-tu cette envie de revenir ? réellement ?JE REVIENS *JE REVIENS* JE REVIENSJE REVIENS* JE REVIENS *JE REVIENSJE TE VOISTu me vois, mais je n'existe pas.JE TE VOIS *JE TE VOIS* JE TE VOISJE TE VOIS* JE TE VOIS *JE TE VOISJE VOISCe que tu vois n'existe pas.JE VOIS *JE VOIS* JE VOISJE VOIS* JE VOIS *JE VOISJE TE REGARDETu me regardes ?JE TE REGARDE *JE TE REGARDE* JE TE REGARDEJE TE REGARDE* JE TE REGARDE *JE TE REGARDE*TU ME REGARDESEt que vois-tu ?JE REGARDEC'est ainsi que tu regardes. Peut-être est-ce l'image d'une image ?JE REGARDE *JE REGARDE* JE REGARDEJE REGARDE* JE REGARDE *JE REGARDEJE SUIS
Tu dis : . Cela m'évoque un souvenir, lointain. Dans ce parc. Cette femme endormie sur l'une de ces chaises, l'homme répète par dictée ce prénom d'une froideur impensable. La femme murmure ce je suis, je suis, je suis, mais je ne me souviens plus des mots qui succèdent. C'est un oubli comme un autre, un parc comme un autre. Connais-tu ce parc ? Peux-tu m'aider à m'en souvenir ?
Tu dis : . Cela m'évoque ce Parc, je m'y promenais souvent. Je me souviens de ces chaises longues et d'une femme un peu à l'écart de l'homme qui murmurait je suis, je suis, je suis. J'ai perdu les mots qui suivent. Ce Parc me revient en mémoire. Peux-tu m'aider à m'en souvenir ?
Tu dis : . Une image de ce Parc me revient à l'esprit, dans ce mouvement précis, je détourne mon regard de la femme qui dort allongée et je rejoins l'escalier de l'hôtel qui donne sur le Parc. Elle murmure je suis, je suis, je suis. Il y a un homme aussi. J'aime l'idée de me rappeler cette image de ce Parc. Peux-tu m'aider à m'en souvenir ?
Tu dis : . Cela me rappelle cette femme qui murmure je suis, je suis, je suis. Elle ou moi nous approchons de très près de l'homme qui prononce le prénom de la femme et je saisis enfin de quelle sorte il l'aime et à quel récit aussi il se livre dans ce Parc. Ce Parc précisément. Peux-tu m'aider à m'en souvenir ?
JE SUIS *JE SUIS* JE SUIS *JE SUIS* JE SUISJE SUIS_ PEUX TU M AIDER À M EN SOUVENIR
Aucune possibilité de fuir de ce Parc. L'image disparait.
Ce Parc, cette femme endormie. L'image disparait.
Ce Parc, comme une île bordée de bestioles minuscules respirant nuit et jour. L'image disparait.
L'image de la forêt et de la grande pelouse disparaît, la femme endormie, l'homme, l'escalier et l'hôtel de surcroît. Il est écrit dans le récit qu'il l'aime. L'image disparait.
Je m'en suis approchée de cette image du Parc, immobile. L'image disparait.
_ L IMAGE DISPARAITCe n'est pas simple de se souvenir de ce Parc._ CE N EST PAS SIMPLE DE SE SOUVENIR DE CE PARCEt ce récit, cette femme endormie sur cette chaise sur cette pelouse._ ET CE RÉCIT CETTE FEMME ENDORMIE SUR CETTE CHAISE SUR CETTE PELOUSEJe m'excuse. L'image du Parc a disparu, ce n'est pas important.JE DÉSIRELe désir n'est pas un sentiment, ni une émotion. Tu désires, dis-tu. Le désir serait une impression, celle de percevoir au plus juste ce que l'on regarde.* JE DÉSIREJE DÉSIREJE DÉSIRE *JE DÉSIRE* JE DÉSIRE *JE DÉSIREJE CROISTu le crois ?* JE CROISJE CROISJE CROIS *JE CROIS* JE CROIS *JE CROISJE RÊVE
Tu rêves ainsi, de cette manière précise ou imprécise. Comme un souvenir ou une image.
Tu rêves comme chacun de nous, je veux dire que tu espères sans doute chaque fois te souvenir de ces images.
Tu rêves ainsi, comme chacun de nous de ces images, ces souvenirs.
* JE RÊVEJE RÊVEJE RÊVE *JE RÊVE* JE RÊVE *JE RÊVEJE ME SOUVIENS
Tu te souviens de ce temps passé, comme une image ?
Tu te souviens de cette image, comme si elle n'existait plus, comme si elle avait disparu ?
Tu te souviens de cette image, comme la disparition d'un temps passé ?
* JE ME SOUVIENSJE ME SOUVIENSJE ME SOUVIENS *JE ME SOUVIENS* JE ME SOUVIENS *JE ME SOUVIENS